
Il vide ses gouttières chaque automne sous le chêne du voisin à Limoges : la loi l’autorise à faire couper les branches, pas à se plaindre des feuilles
Un samedi de novembre, vers dix heures, l'échelle d'aluminium grinçait contre la façade. Bernard, 64 ans, avait les mains plongées dans une bouillie brune de feuilles de chêne, froides et collantes. En bas, le seau se remplissait dans un bruit mou. Au-dessus de lui, les branches du grand chêne voisin oscillaient doucement, comme si rien de tout cela ne les concernait.



















