Catégorie Actualités

L’actualité qui compte, expliquée simplement : société, consommation, argent, maison, santé, culture. Des articles clairs, avec les chiffres, les dates et les sources, publiés chaque jour par la rédaction des Bohémiennes.

Elle passe à trois jours de télétravail par semaine à Lyon : un mois plus tard, elle dort mal et s'effondre chaque après-midi

Elle passe à trois jours de télétravail par semaine à Lyon : un mois plus tard, elle dort mal et s’effondre chaque après-midi

Il est sept heures quarante, rue d'Austerlitz, sur les pentes de la Croix-Rousse. La bouilloire siffle, Claire pousse l'ordinateur sur la table de la cuisine et ouvre la première visioconférence en pyjama, un gilet sur les épaules. Les volets sont encore à moitié fermés. Dehors, le tram gronde au loin, mais elle n'a plus besoin de le prendre.

Elle ouvre sa fiche de paie de septembre à Grenoble : quatre-vingts euros manquent, et aucune ligne ne dit où ils sont partis

Elle ouvre sa fiche de paie de septembre à Grenoble : quatre-vingts euros manquent, et aucune ligne ne dit où ils sont partis

Il était sept heures moins le quart, et la bouilloire sifflait dans la petite cuisine du quartier de l'Île Verte, à Grenoble. Sandrine avait posé son téléphone contre le pot de sucre, l'application de sa banque ouverte. Le virement du salaire de septembre venait d'arriver. Elle a relu le montant deux fois, la tasse suspendue à mi-chemin, puis elle a reposé la tasse.

Elle entend son ballon d'eau chaude se lancer à 14 heures près de Nancy : trois semaines après, elle trouve la ligne modifiée sur sa facture

Elle entend son ballon d’eau chaude se lancer à 14 heures près de Nancy : trois semaines après, elle trouve la ligne modifiée sur sa facture

Il était un peu plus de 14 heures, un mardi d'octobre, dans la petite maison de Sylvie à Laxou, près de Nancy. La radio parlait bas dans la cuisine, le café refroidissait dans sa tasse. Puis, depuis le cellier, un claquement sec, suivi du ronronnement sourd qu'elle connaissait par cœur. Le ballon d'eau chaude venait de se mettre en route, en plein après-midi.

Il vient récupérer sa voiture chez le garagiste de Périgueux un vendredi soir : sa carte refuse 1 900 euros alors que son compte en affiche 3 000

Il vient récupérer sa voiture chez le garagiste de Périgueux un vendredi soir : sa carte refuse 1 900 euros alors que son compte en affiche 3 000

Vendredi, dix-huit heures moins le quart, une odeur d'huile chaude flottait encore dans l'atelier du garage, route de Bordeaux, à Périgueux. Un compresseur soufflait au fond, derrière une Clio sur le pont. Thierry, 54 ans, posa sa carte sur le petit terminal noir, tapa son code sans regarder. Le mécanicien attendait, le ticket à la main. L'écran afficha un seul mot : refusé.

Elle entend son ballon d'eau chaude démarrer à 14 heures près d'Avignon : personne n'a touché au compteur ni au tableau électrique de la maison

Elle entend son ballon d’eau chaude démarrer à 14 heures près d’Avignon : personne n’a touché au compteur ni au tableau électrique de la maison

Il est 14 heures passées de quelques minutes, un mardi de novembre, à Morières-lès-Avignon. Sylvie relit une traduction à la table de la cuisine quand un claquement sec résonne dans le cellier. Puis vient le bourdonnement grave, familier, du ballon d'eau chaude qui se met à chauffer. Elle lève la tête, pose son stylo et regarde l'horloge du four, sans comprendre.

Il range son camping-car sous un hangar ouvert en Haute-Savoie fin octobre : au printemps, le chauffe-eau et la pompe ont éclaté

Il range son camping-car sous un hangar ouvert en Haute-Savoie fin octobre : au printemps, le chauffe-eau et la pompe ont éclaté

Le moteur tournait encore au ralenti, un dimanche de fin octobre, vers seize heures. Sous la charpente du hangar de la ferme voisine, à Thônes, Gérard a coupé le contact et écouté le silence. Une odeur de foin humide, le cliquetis du métal qui refroidit, la lumière déjà basse sur les Aravis. Il a tapoté le volant, comme on dit au revoir à un vieux chien.

Elle décroche à Metz, son conseiller bancaire lui parle d'un paiement suspect : elle valide l'annulation et 1 900 euros quittent son compte

Elle décroche à Metz, son conseiller bancaire lui parle d’un paiement suspect : elle valide l’annulation et 1 900 euros quittent son compte

Il était 18 h 40, un mardi de novembre, et la pluie tapait contre la fenêtre de la cuisine, rue Mazelle, à Metz. Claire égouttait des pâtes quand son téléphone a vibré sur la toile cirée. Sur l'écran, le nom de sa banque, le même que d'habitude. Elle a coincé l'appareil contre son épaule, une main encore sur la passoire brûlante.

Il remplace le vieux grillage par un mur de parpaings près de Toulouse : son voisin refuse de payer la moitié des 4 800 euros

Il remplace le vieux grillage par un mur de parpaings près de Toulouse : son voisin refuse de payer la moitié des 4 800 euros

Un samedi de mars, vers huit heures, la bétonnière tournait déjà au fond du jardin de Gérard, à Colomiers. Le bruit sourd du tambour couvrait les merles et le vieux grillage vert, rouillé par endroits, gisait roulé contre la haie. Gérard, 64 ans, tasse de café à la main, regardait les premiers rangs de parpaings s'aligner sur la semelle encore fraîche.

À 64 ans, elle garde ses trois petits-enfants près d'Albi : le quatrième jour, un verre de jus renversé la fait crier

À 64 ans, elle garde ses trois petits-enfants près d’Albi : le quatrième jour, un verre de jus renversé la fait crier

Il était sept heures dix, et la lumière grise d'octobre entrait à peine par la fenêtre de la cuisine. Sur la table en chêne, trois bols attendaient, le pain grillé refroidissait dans sa corbeille. Un verre de jus d'orange a basculé, a roulé, s'est vidé sur la nappe brodée. Et Françoise, 64 ans, s'est entendue crier d'une voix qu'elle ne se connaissait pas.

Elle vend sa vieille remorque 800 euros près de Châteauroux : dix jours plus tard, la somme s'efface de son compte en une nuit

Elle vend sa vieille remorque 800 euros près de Châteauroux : dix jours plus tard, la somme s’efface de son compte en une nuit

Le moteur du quatre-quatre tournait encore au ralenti dans la cour, un samedi de mars, vers dix heures. Sylvie tenait le chèque entre deux doigts, encore tiède de la poche de l'acheteur, pendant que la remorque grinçait en quittant le terrain. Elle a regardé l'attelage disparaître derrière la haie de thuyas, puis elle a rangé le papier dans son portefeuille, soulagée.

Il repeint toute sa maison près de Metz en six mois de retraite : un mardi d'octobre, son café refroidit devant lui jusqu'à midi

Il repeint toute sa maison près de Metz en six mois de retraite : un mardi d’octobre, son café refroidit devant lui jusqu’à midi

La cuisine sentait encore la peinture fraîche, un blanc cassé posé en août sur les murs. Sur la toile cirée, le café de Gérard avait cessé de fumer depuis longtemps. Dehors, à Montigny-lès-Metz, un bus freinait au carrefour, puis repartait. L'horloge du four affichait 11 h 52, un mardi d'octobre, et Gérard n'avait pas bougé depuis huit heures.

Elle renvoie une veste commandée en ligne depuis Bordeaux dans les délais : le remboursement arrive, mais il manque 6,90 euros sans un mot

Elle renvoie une veste commandée en ligne depuis Bordeaux dans les délais : le remboursement arrive, mais il manque 6,90 euros sans un mot

Il était un peu plus de huit heures, ce mardi, et la pluie de Bordeaux tapait contre la fenêtre de la cuisine. Camille tenait son téléphone d'une main, sa tasse de l'autre, le pouce figé sur la notification de sa banque. Remboursement reçu. Elle a relu le montant deux fois, posé la tasse sur le rebord de l'évier, et senti quelque chose se serrer.

Marseille : une enquête ouverte après une agression sexuelle entre deux enfants de 6 ans dans un foyer de l'Aide sociale à l'enfance

Marseille : une enquête ouverte après une agression sexuelle entre deux enfants de 6 ans dans un foyer de l’Aide sociale à l’enfance

Note à la rédaction : la source fournie porte sur une enquête pour agression sexuelle entre deux enfants de 6 ans dans un foyer de l'Aide sociale à l'enfance à Marseille. Ce sujet sort de la ligne éditoriale de Bohémiennes Actualités, consacrée uniquement à la coiffure, à la beauté, à la mode et au style.

Il remplace sa vieille chaudière fioul par un poêle à granulés près de Limoges : en décembre, la vitre devient noire en seulement deux jours

Il remplace sa vieille chaudière fioul par un poêle à granulés près de Limoges : en décembre, la vitre devient noire en seulement deux jours

Il était sept heures du matin, et la vitre du poêle avait déjà la couleur d'un vieux chaudron. Bernard, 64 ans, s'est accroupi devant, une tasse de café à la main, dans le salon encore froid de sa maison de Couzeix. Le ventilateur ronronnait, la flamme hésitait, orange et paresseuse. Une odeur âcre flottait jusqu'à la cuisine, et lui ne comprenait pas.

Elle répond aux messages de sa cheffe jusqu'à 22 heures depuis septembre : un matin, on lui reproche d'avoir mis une heure à répondre

Elle répond aux messages de sa cheffe jusqu’à 22 heures depuis septembre : un matin, on lui reproche d’avoir mis une heure à répondre

Il était 21 h 47, et la bouilloire sifflait doucement dans la petite cuisine de l'appartement de la Krutenau. Camille, 34 ans, avait encore son pull de bureau et les pieds nus sur le carrelage froid. Sur la table, à côté d'un bol de soupe tiède, son téléphone s'est allumé d'un coup. Un message de Nathalie, sa cheffe. Elle a posé sa cuillère sans réfléchir.

Il hérite de l'assurance-vie de sa tante près de Chambéry : chez le notaire, une ligne de quatorze mille euros l'attend sous son nom

Il hérite de l’assurance-vie de sa tante près de Chambéry : chez le notaire, une ligne de quatorze mille euros l’attend sous son nom

La pluie battait les vitres de l'étude notariale, rue de Boigne, à Chambéry, ce mardi de novembre. Il était un peu plus de dix heures. Julien tournait son gobelet de café entre ses doigts, encore taché de plâtre. En face de lui, le notaire fit glisser une feuille sur le bureau, posa son stylo dessus, puis toussa légèrement avant de parler.

Ils partent en camping-car vers l'Andalousie pour la Toussaint : sur une aire près de Narbonne, la bascule des gendarmes affiche 3 780 kilos

Ils partent en camping-car vers l’Andalousie pour la Toussaint : sur une aire près de Narbonne, la bascule des gendarmes affiche 3 780 kilos

Il était un peu plus de sept heures, ce samedi de fin octobre, et la pompe du réservoir d'eau ronronnait encore dans l'allée. Gérard sanglait les deux vélos sur le porte-vélos arrière, les doigts engourdis par le froid. Dans la cuisine du camping-car, Martine rangeait les conserves en faisant tinter les bocaux. Direction l'Andalousie, comme chaque Toussaint depuis quatre ans.

Il fête son départ à la retraite dans un atelier de Reims : sa demande déposée le soir même lui coûte un mois entier de pension

Il fête son départ à la retraite dans un atelier de Reims : sa demande déposée le soir même lui coûte un mois entier de pension

Il était dix-sept heures passées, et les bouchons de crémant claquaient dans l'atelier de maintenance, quelque part dans la zone industrielle de Reims. Gérard tenait sa coupe d'une main, une enveloppe kraft de l'autre, celle que ses collègues lui avaient tendue avec un vieux casque de chantier signé au feutre. Sur l'établi, une tarte aux pommes entamée. Dans sa poche, son téléphone vibrait déjà.

Il ramasse dix tuiles dans son jardin près de Saint-Brieuc : son assureur refuse de payer, la station météo n'a relevé que 94 km/h

Il ramasse dix tuiles dans son jardin près de Saint-Brieuc : son assureur refuse de payer, la station météo n’a relevé que 94 km/h

Il était un peu plus de six heures, ce mardi d'octobre, quand Yannick a poussé la porte de la cuisine. Le vent avait cessé d'un coup, laissant derrière lui une odeur d'herbe mouillée et de goémon. Sur la pelouse, entre le portique des petits et la haie de troènes, une dizaine de tuiles brisées luisaient sous la pluie fine.

Elle lance le programme éco de son lave-vaisselle neuf à Tours : l'écran affiche 3 h 50 et elle appelle aussitôt le vendeur

Elle lance le programme éco de son lave-vaisselle neuf à Tours : l’écran affiche 3 h 50 et elle appelle aussitôt le vendeur

Il est vingt et une heures passées dans la petite cuisine de Sylvie, à Tours, et la pluie tapote contre la fenêtre au-dessus de l'évier. Elle referme la porte du lave-vaisselle livré le matin même, appuie sur la touche marquée d'une feuille verte. Un bip discret, puis l'écran s'allume en bleu. Elle se penche, plisse les yeux : 3 h 50.

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