
À 61 ans, elle ouvre son relevé de carrière près de Quimper : ses trois étés à la conserverie de Concarneau n’y figurent nulle part
Il était un peu plus de neuf heures, un mardi de mars, et la pluie fine tapait contre la baie vitrée de la cuisine, à Ergué-Gabéric. Martine avait poussé les miettes du petit-déjeuner du revers de la main, posé l'ordinateur portable sur la toile cirée à carreaux bleus. Le café refroidissait dans son bol. À l'écran, une page grise se chargeait lentement : son relevé de carrière.



















