
Ils garent leur camping-car dans une grange du Jura après la Toussaint : au printemps, une flaque s’étend sous le chauffe-eau fendu sur toute sa longueur
Le portail de la grange grince sur ses gonds rouillés, un matin d'avril, vers neuf heures. Gérard pousse le battant de l'épaule, la lampe frontale encore allumée pour rien, car le soleil entre déjà par les planches disjointes. Dans l'odeur de foin sec et de poussière, il entend un petit bruit régulier. Une goutte, puis une autre, qui tombe sous le camping-car.



















