
Il quitte l’usine après quarante ans de postes et de pointeuse : trois semaines plus tard, sa femme ne supporte plus de le croiser à midi
Midi dix, un mardi d'octobre. La poêle grésillait déjà quand Martine a poussé la porte de la cuisine, son sac encore à l'épaule. Gérard, tablier noué de travers, retournait des tranches de courgettes avec la spatule qu'elle rangeait toujours dans le deuxième tiroir. Il a souri, fier de lui. Elle a senti quelque chose se serrer sous ses côtes, sans savoir pourquoi.
























