
Elle se lave les cheveux à l’eau brûlante tout l’hiver à Grenoble : ses racines graissent désormais dès le lendemain matin du shampoing
Il est six heures quarante, rue Thiers, et le radiateur de la salle de bains claque doucement en chauffant. Claire tourne le mitigeur jusqu'au bout, côté rouge, et attend que la vapeur couvre le miroir. Dehors, le Vercors est encore noir, le thermomètre affiche moins quatre. Elle plonge la tête sous le jet, ferme les yeux, et pour quelques minutes, l'hiver n'existe plus.
























