
Elle répond chaque soir aux messages de son chef depuis son canapé lyonnais : à l’entretien annuel, on lui reproche d’être « toujours fatiguée »
Il est 21 h 47, la vaisselle sèche sur l'égouttoir et la télévision murmure un documentaire que personne ne regarde. Sur l'accoudoir du canapé, le téléphone vibre deux fois, bref, sec. Claire, 38 ans, tend la main sans même tourner la tête. Dans son appartement de la Croix-Rousse, à Lyon, c'est devenu un réflexe, presque une respiration du soir.
























