Catégorie Actualités

L’actualité qui compte, expliquée simplement : société, consommation, argent, maison, santé, culture. Des articles clairs, avec les chiffres, les dates et les sources, publiés chaque jour par la rédaction des Bohémiennes.

Elle vide son Livret A un 3 novembre pour payer sa toiture : le 30, sa banquière lui montre les jours d'intérêts envolés

Elle vide son Livret A un 3 novembre pour payer sa toiture : le 30, sa banquière lui montre les jours d’intérêts envolés

Le 3 novembre, vers huit heures, la bouilloire sifflait dans la cuisine de Martine, à Montluçon. Sur la toile cirée, le devis du couvreur, plié en quatre, gardait encore la trace d'une tasse de café. Elle a ouvert l'application de sa banque, glissé le doigt sur l'écran, tapé douze mille euros. Un petit bruit de validation, et le Livret A affichait presque zéro.

Elle tond sa pelouse un dimanche à 13 heures sous le dernier soleil d'octobre : son voisin menace d'appeler la mairie avant la fin du premier rang

Elle tond sa pelouse un dimanche à 13 heures sous le dernier soleil d’octobre : son voisin menace d’appeler la mairie avant la fin du premier rang

Le moteur toussa deux fois, puis la tondeuse rouge se mit à ronronner au fond du jardin. Il était treize heures passées, un dimanche d'octobre, et le soleil chauffait encore les dalles de la terrasse. Nadine poussait la machine en ligne droite, les manches relevées, l'odeur d'herbe coupée dans le nez. Derrière la haie de thuyas, une fenêtre s'ouvrit brusquement.

Il s'offre une sieste d'une heure et demie chaque après-midi : depuis sa retraite, il fixe le plafond jusqu'à une heure du matin

Il s’offre une sieste d’une heure et demie chaque après-midi : depuis sa retraite, il fixe le plafond jusqu’à une heure du matin

Il est une heure dix du matin et le réfrigérateur ronronne au fond de la cuisine. Gérard, 63 ans, est allongé sur le dos, les yeux ouverts sur le plafond où passe parfois la lueur d'une voiture. À côté de lui, Martine respire lentement. Lui compte les fissures du plâtre, comme chaque nuit depuis trois semaines, sans comprendre pourquoi le sommeil refuse de venir.

Elle vide le bureau de sa mère et retrouve un relevé rennais : la banque répond que le compte de 3 000 euros est clôturé depuis 2016

Elle vide le bureau de sa mère et retrouve un relevé rennais : la banque répond que le compte de 3 000 euros est clôturé depuis 2016

Il était un peu plus de quatre heures, ce dimanche de novembre, et la pluie tapait contre la fenêtre de la chambre d'amis. Nathalie tirait sur le dernier tiroir du secrétaire, celui qui coinçait toujours. Le bois a grincé, une odeur de papier ancien est montée. Sous une pile de cartes postales, une enveloppe à l'en-tête d'une banque rennaise, jaunie aux coins.

À 67 ans, il reçoit une montre de ses enfants pour marcher chaque jour : trois semaines plus tard, elle dort au fond d'un tiroir de cuisine

À 67 ans, il reçoit une montre de ses enfants pour marcher chaque jour : trois semaines plus tard, elle dort au fond d’un tiroir de cuisine

Sept heures et quart, un matin de mars, et la montre vibre contre le poignet de Gérard avant même qu'il ait posé un pied sur le carrelage froid. Sur l'écran, un petit zéro clignote, têtu. Dans la cuisine, la bouilloire siffle, le chien gratte la porte. Gérard, 67 ans, enfile ses chaussures de marche en soupirant : il lui reste dix mille pas à faire.

Il fixe une caméra sur sa façade après le vol de son vélo : deux semaines plus tard, son voisin lui adresse un courrier recommandé

Il fixe une caméra sur sa façade après le vol de son vélo : deux semaines plus tard, son voisin lui adresse un courrier recommandé

Il était sept heures dix, un mardi de mars, et la porte du garage grinçait comme chaque matin. Julien a posé son café sur le muret, tendu la main vers le crochet, et n'a trouvé que le vide. Le cadenas coupé gisait sur le béton, encore froid. Son vélo électrique, acheté deux ans plus tôt, avait disparu pendant la nuit.

Il passe son souffleur à feuilles un dimanche à 15 heures près de Rennes : le lundi matin, la mairie lui rappelle un arrêté dont il ignorait tout

Il passe son souffleur à feuilles un dimanche à 15 heures près de Rennes : le lundi matin, la mairie lui rappelle un arrêté dont il ignorait tout

Dimanche, quinze heures, une lumière d'octobre posée sur les toits d'ardoise du lotissement des Châtaigniers, à quelques kilomètres de Rennes. Thierry, 58 ans, enfile ses gants, tire sur le cordon du souffleur à feuilles. Le moteur tousse, puis rugit. Les feuilles de bouleau s'envolent en tourbillons dorés vers la bordure, et derrière une haie, un rideau bouge à peine.

Retraité à Reims au 1er septembre : sur sa pension de novembre, une CSG à 8,3 % que son ancien collègue ne paie pas

Retraité à Reims au 1er septembre : sur sa pension de novembre, une CSG à 8,3 % que son ancien collègue ne paie pas

Sur la table de la cuisine, rue de Courlancy, le relevé de novembre est posé à côté du bol de café encore tiède. Il est sept heures et quart, la radio parle de la météo sur la Marne. Gérard, 62 ans, fait glisser son doigt sur les lignes une à une. Il s'arrête sur trois lettres, CSG, puis sur un chiffre qu'il relit deux fois.

Il installe une caméra au-dessus de son portail près de Valence : un mois plus tard, son voisin lui envoie un courrier recommandé

Il installe une caméra au-dessus de son portail près de Valence : un mois plus tard, son voisin lui envoie un courrier recommandé

Le perceur hurlait contre le crépi, et la poussière blanche retombait en pluie fine sur les pavés de l'entrée. Il était à peine neuf heures, un samedi de mars, à Bourg-lès-Valence. Thierry, perché sur son escabeau, serrait la dernière vis du support. Au-dessus du portail, le petit boîtier noir clignota une fois, puis resta allumé, l'œil tourné vers la rue.

Il étend son linge dans la chambre d'amis pour économiser l'électricité : en novembre, les vitres ruissellent et le papier peint se décolle

Il étend son linge dans la chambre d’amis pour économiser l’électricité : en novembre, les vitres ruissellent et le papier peint se décolle

Il est sept heures moins le quart, et la maison sent encore le café froid de la veille. Gérard pousse la porte de la chambre d'amis avec l'épaule, une bassine de linge humide calée sur la hanche. Un air lourd lui colle au visage. Sur la fenêtre, de longues gouttes descendent lentement et s'accumulent en flaque sur l'appui en bois.

Ils coupent leur chauffe-eau pendant deux semaines de vacances à la Toussaint : au retour, l'eau chaude du robinet sent l'œuf pourri

Ils coupent leur chauffe-eau pendant deux semaines de vacances à la Toussaint : au retour, l’eau chaude du robinet sent l’œuf pourri

Il était presque vingt heures, ce dimanche de début novembre, quand la voiture s'est arrêtée devant la maison de Saint-Avertin. Les valises sont restées dans l'entrée, encore humides de la pluie bretonne. Sylvie a ouvert le robinet de la cuisine pour rincer la glacière, et un léger sifflement a précédé l'eau. Puis l'odeur est montée, lourde, collée au fond de la gorge.

Elle paie sa taxe foncière chaque octobre depuis trente ans sans y penser : sa voisine du même âge, elle, ne reçoit plus d'avis

Elle paie sa taxe foncière chaque octobre depuis trente ans sans y penser : sa voisine du même âge, elle, ne reçoit plus d’avis

Le chèque attendait sur la toile cirée, à côté du bol de café refroidi. Il était sept heures et demie, un samedi d'octobre, et la pluie tapait doucement contre le volet de la cuisine. Odile, 77 ans, a signé de sa main un peu tremblante, plié l'avis en trois, puis glissé l'enveloppe dans son cabas avant de partir au marché.

Il nettoie chaque automne les gouttières bouchées par le chêne du voisin : la conciliatrice mesure 1,20 mètre entre le tronc et la clôture

Il nettoie chaque automne les gouttières bouchées par le chêne du voisin : la conciliatrice mesure 1,20 mètre entre le tronc et la clôture

Il était un peu plus de huit heures, un samedi de novembre, et la pluie tambourinait sur le toit de la véranda. Gérard tenait l'échelle d'une main, un seau de l'autre, le nez levé vers la gouttière qui débordait. L'eau coulait en rideau le long de la façade, juste au-dessus de la porte d'entrée. Au-dessus de lui, le grand chêne du voisin se balançait lentement.

Elle achète un robot cuiseur un samedi et le rapporte intact le lundi : le vendeur refuse de le reprendre, ticket de caisse en main

Elle achète un robot cuiseur un samedi et le rapporte intact le lundi : le vendeur refuse de le reprendre, ticket de caisse en main

Le carton trônait sur la table de la cuisine, encore cerclé de son ruban adhésif bleu. Il était un peu plus de neuf heures, ce lundi matin, et la bouilloire claquait en s'arrêtant. Nadine passait la main sur le couvercle, comme pour vérifier que rien n'avait bougé depuis samedi. Dans son autre main, elle tenait le ticket de caisse, plié en quatre, déjà un peu froissé.

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